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Renseignements généraux
7 septembre 2004
En tant que présidente de l’organisme de réglementation de la profession enseignante, j'aimerais ce matin applaudir le travail des enseignantes et des enseignants de l’Ontario. Ils bâtissent des rêves, encouragent les élèves et les aident à viser plus haut, à améliorer leur rendement et à exploiter tout leur potentiel.
Cette opinion n’est pas seulement la mienne : la population de l’Ontario la partage.
Cette année, pour la première fois, l’Ordre a mené un sondage auprès du public, en plus de ses membres, pour recueillir leur point de vue sur le travail du personnel enseignant, des écoles et du système d’éducation publique. Nous n’étions à la recherche ni de félicitations ni de reproches en soi, bien que les répondantes et les répondants nous en aient adressés.
Nous avions simplement pour objectif de donner aux Ontariennes et Ontariens l’occasion de s’exprimer sur l’éducation. Nous voulions comparer les opinions de la collectivité avec celles des membres de la profession, et faire part de nos conclusions à nos membres et au public.
Comme l’a mentionné M. Winn, le sondage a révélé des impressions très positives.
En tant qu’enseignante, je trouve qu’il est merveilleux d’entendre le public nous dire : «Vous faites du bon travail. Les enfants sont mieux préparés aujourd’hui qu’ils ne l’étaient il y a une génération. Vous les encouragez à travailler fort, à entreprendre des études postsecondaires, à atteindre leurs objectifs de carrière et à réussir dans la vie».
D’après les données recueillies, les enseignantes et les enseignants ont déjà une grande confiance en eux. Ils sont idéalistes, mais ils sont également sensibles aux jugements et aux critiques, surtout à ceux qui émanent de l’extérieur du système d’éducation.
Ils veulent faire de leur mieux pour préparer leurs élèves à toutes les possibilités qui s’offrent à eux. Quatre-vingts pour cent de ceux qui ont répondu ont affirmé qu’aider les élèves à apprendre et à s’épanouir représentait leur principale source de satisfaction professionnelle. Ils croient sincèrement en leur utilité et jugent que le système d’éducation s’améliore. Ils gagneront encore plus de confiance en apprenant que le public reconnaît leur travail exemplaire.
Il ne fait aucun doute que les élèves de l’Ontario profitent d’éducatrices et d’éducateurs qui croient en eux-mêmes, en leurs écoles et en la qualité du système d’éducation de l’Ontario.
Pour parler profession, la revue de l’Ordre, a commandé cette étude annuelle car nous croyons qu’une communication ouverte favorisera l’épanouissement de la profession. À notre avis, ses résultats intéresseront nos membres et permettront d’ouvrir un dialogue et de motiver des mesures concernant certains aspects.
Le sondage de l’an dernier (153 KB) nous a donné la chance de nous adresser directement aux membres pour connaître leur point de vue. L’Ordre a le privilège de compter 193 000 membres qui représentent tous les systèmes d’éducation de la province. Celles et ceux qui ont répondu aux sondages ont fait part des opinions et préoccupations des membres francophones et anglophones des écoles publiques, catholiques et privées de tout l’Ontario.
Cette année, la revue a franchi une autre étape en sondant l’opinion du public.
Croire que l’on fait du bon travail est une chose; voir que sa clientèle partage cet avis en est une autre.
Les divergences d’opinion sur des questions telles que les tests renforcent notre volonté d’assurer une communication ouverte et de favoriser les échanges d’idées entre la profession enseignante et le public. En outre, ce sondage démontre clairement que la population tient à ce que le système d’éducation publique soit responsable.
Nous croyons qu’il importe d’analyser la conjoncture dans laquelle évolue le système d’éducation, ainsi que de prendre le pouls des intéressés et de déceler les tendances dans l’évolution des modes de pensée qui influent sur les enseignantes et les enseignants en tant que professionnels.
Une autre initiative de recherche de l’Ordre, l’étude sur la transition à l’enseignement (208 KB) menée auprès des enseignantes et des enseignants qui en étaient à leur première et deuxième année d’exercice, a souligné les difficultés qu’éprouvent les personnes qui entrent dans la profession, et qui les poussent parfois à la quitter au cours de leurs cinq premières années d’enseignement. Cette étude a donné lieu à d’autres recherches et à la formulation de recommandations au gouvernement, qui a été appelé à créer des programmes obligatoires de soutien, y compris de mentorat, à l’intention des enseignantes et des enseignants qui viennent d’obtenir leur certification.
L’Ordre a également accordé son appui à des campagnes provinciales de recrutement d’enseignantes et d’enseignants dans les domaines où la demande est forte, comme les mathématiques, les sciences, l’informatique, le français et les études technologiques. Nous participons à ces initiatives à la demande des intervenantes et intervenants du secteur de l’éducation, y compris les conseils scolaires, les facultés d’éducation et le ministère de l’Éducation, et en collaboration avec eux.
Nous poursuivons dans cette voie en explorant des moyens d’attirer plus d’hommes dans la profession, en réponse aux besoins exprimés par les conseils scolaires.
L’Ordre agit dans l’intérêt du public pour s’assurer que les personnes qu’il autorise à enseigner en Ontario respectent les normes d’exercice et de déontologie élevées qui sont imposées aux professionnels de l’enseignement. Nous continuerons de favoriser le dialogue entre les différents partenaires du secteur de l’éducation en vue d’améliorer l’enseignement et l’apprentissage.
Il importe de savoir ce que les éducatrices et les éducateurs pensent et ressentent au sujet de leur travail. De même, je crois que nous devons connaître les opinions du public.
La situation est donc prometteuse, en ce premier jour d’école où les élèves et les parents ont beaucoup d’espoir et d’attentes face à l’avenir. Les éducatrices et les éducateurs de l’Ontario peuvent éprouver à juste titre la fierté du travail bien fait, sachant que le public croit en eux et les appuie.
Nous sommes maintenant prêts à répondre à vos questions.
