101, rue Bloor Ouest
Toronto ON, M5S 0A1
TÉL. : 416-961-8800
Sans frais (Canada et États-Unis) : 1-888-534-2222
TÉLÉC. : 416-961-8822
info@oeeo.ca

Mot symbole de l'Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario

Enseignante dans une classe.

Trouver un membre

Les nouveaux enseignants réclament l’appui de leurs collègues plus chevronnés

29 mai 2003

Les nouveaux enseignants réclament l’appui de leurs collègues plus chevronnés

Le 29 mai 2003 (Toronto) – En Ontario, les nouveaux enseignants n’obtiennent pas l’appui dont ils ont besoin pour bien commencer leur carrière, à tel point que nombre d’entre eux risquent d’abandonner la profession. C'est ce que révèle une nouvelle enquête menée par l’Ordre des enseignantes et des enseignants de l’Ontario.

«Les nouveaux enseignants nourrissent une véritable passion pour l’apprentissage des jeunes et malgré cela, on leur rend la tâche difficile durant leur première année, une année critique, fait remarquer le registrateur de l’Ordre, Doug Wilson. On les embauche tard dans l’année, on les déplace de droite à gauche et on leur donne même les classes les plus difficiles, souvent avec peu ou pas d’appui. Si nous voulons qu’ils deviennent de meilleurs enseignants plus rapidement afin d’améliorer l’apprentissage de l’élève, ils faut leur donner un coup de main dès maintenant.»

L’enquête de l’Ordre sur la transition à l’enseignement durant les deux premières années d’enseignement indique que :

  • plus de la moitié des nouveaux enseignants sont embauchés après le début de l’année scolaire
  • un enseignant sur cinq est obligé d’enseigner des matières pour lesquelles il n’a pas été formé
  • près d’un sur cinq risque d’abandonner la profession en début de carrière.

Bien qu’ils n’aient ni le matériel ni le mentorat dont ils ont besoin, tout indique qu’ils sont pourtant résolus à contribuer à la réussite de leurs élèves.

«Je suis certaine que les parents seraient aussi touchés que moi de lire les commentaires des nouveaux enseignants, dit Marilyn Laframboise, présidente de l’Ordre. Leur engagement envers l’amélioration de la vie de leurs élèves par le biais de l’apprentissage est une véritable source d’inspiration.»

Les nouveaux enseignants disent avoir à endurer beaucoup de stress. Ils ressentent de l’insécurité dans leur emploi et trouvent que le processus d’embauche est incommode et difficile. Ils sont souvent obligés de prendre plusieurs postes à temps partiel afin d’avoir l’équivalent d’un revenu à temps plein et on leur demande souvent d’enseigner les classes les plus difficiles pour lesquelles ils n’ont pas reçu de formation particulière.

«Obtenir un emploi d’enseignant en Ontario est une expérience qui peut s’avérer déconcertante et chaotique, admet Frank McIntyre, chef des Ressources humaines de l’Ordre et auteur de l’enquête. Ce ne sont pas les emplois qui manquent dans le domaine mais nous devons aider les enseignants à les trouver et à s’insérer dans la profession si nous voulons les garder.»

L’Ordre suivra la carrière des diplômés des facultés d’éducation de l’Ontario pendant cinq ans afin de savoir :

  • combien d’entre eux sont embauchés et quels genres d’emplois ils occupent
  • le nombre de nouveaux enseignants qui quittent la profession et pourquoi
  • si leur formation à l’enseignement les a bien préparés
  • de quel genre d’appui ils ont besoin
  • comment les conseils scolaire peuvent les garder.

«Les nouveaux enseignants ne bénéficient pas suffisamment de ressources, de programmes d’insertion et de mentorat, révèle l’étude. La survie devient la priorité.»

Les enseignants débutants ont beaucoup apprécié leur stage, mais ils veulent davantage d’aide sur le lieu de leur travail pour apprendre comment gérer leur classe, évaluer le travail des élèves, planifier leurs leçons et communiquer avec les parents, indique l’étude de l’Ordre. Pour eux, le mentorat est une priorité et ils réclament l’aide, les conseils et le temps de collègues chevronnés.

L’Ontario a besoin d’embaucher entre 9 000 et 10 000 enseignants par an durant les sept prochaines années pour remplacer ceux qui partent à la retraite. Malgré ces besoins, les résultats du sondage indiquent que 18 p. 100 des enseignants dans leur deuxième année risquent carrément de quitter la profession.

L’étude sur la transition à l’enseignement révèle que :

  • 96 p. 100 des diplômés obtiennent un emploi en enseignement - et 80 p. 100 ont un emploi régulier avant la fin de leur deuxième année
  • pour 86 p. 100 des enseignants en première année, faire une différence dans la vie des gens est une de leurs motivations principales
  • 21 p. 100 des nouveaux enseignants du palier élémentaire enseignent une classe à années multiples alors que 20 p. 100 d’entre eux enseignent une classe spécialisée telle que l’éducation de l’enfance en difficulté ou le français langue seconde, souvent sans avoir obtenu une formation appropriée
  • 20 pour 100 des enseignants du palier secondaire doivent préparer au moins cinq cours différents en première année
  • 12 pour 100 changent d’emploi durant la première année, 52 pour 100 le font entre la première et la deuxième année, et 37 pour 100 s’attendent à un autre changement durant leur troisième année.

Pour tenter de résoudre le problème, l’Ordre a rédigé un document préliminaire qui recommande l’instauration d’un programme d’insertion obligatoire de deux ans pour les nouveaux enseignants au sein de tous les conseils scolaires de l’Ontario. L’Ordre consulte actuellement les enseignants et les parties intéressées dans tout l’Ontario afin de rassembler leurs commentaires.

«Les nouveaux enseignants réclament de l’appui, dit M. Wilson. En agissant dès maintenant, nous avons une occasion sans pareille d’influencer l’enseignement et le succès des élèves durant les 30 prochaines années.»

Il s’agit de la deuxième des cinq années de l’enquête sur la transition à l’enseignement. Financée en partie par le ministère de l’Éducation de l’Ontario, l’enquête prévoit rassembler de l’information pour que le gouvernement, les conseils scolaires, les universités et l’Ordre puissent créer des politiques et des programmes visant à conserver l’effectif des enseignants.

L’Ordre a envoyé 6 223 sondages aux enseignants en première et deuxième années de carrière et 27,5 p. 100 d’entre eux ont répondu. La marge d’erreur des résultats étant de 3,5 p. 100, les réponses sont exactes 19 fois sur 20. Presque tous les enseignants ont fait des commentaires sur leurs expériences.

Renseignements :
Brian Jamieson
Agent de communications
416-961-8800, poste 255
Sans frais en Ontario : 1-888-534-2222, poste 255

101, rue Bloor Ouest, Toronto ON, M5S 0A1

Service à la clientèle :

Téléphone : 416-961-8800

Sans frais (Canada et États-Unis) : 1-888-534-2222

info@oeeo.ca

Toute autre question :

Téléphone : 437-880-3000

Sans frais (Canada et États-Unis) : 1-833-966-5588

info@oeeo.ca

© 2024 Ordre des enseignantes et des enseignants de l'Ontario

Back To Top